Tuesday, November 21, 2006

Les DVD du mois : la guerre c'est absurde

Des films sur la guerre 14-18: Joyeux Noël de Christian Carion et Les sentiers de la gloire de Kubrick.
Le premier traite de la fraternisation le soir de Noël 1914 entre les soldats et officiers allemands, français et écossais à la faveur d'un opéra chanté du côté allemand par un soldat-ténor dans le civil. Les acteurs sont français, allemands et britaniques. On n'évite pas les bons sentiments clichés mais c'est quand même une belle démonstration de l'absurdité de la guerre. De plus, on déterre une page d'histoire car le film s'inspire de faits réels.
Plus subtil, le film de 1957 de Kubrick suit un colonnel (Kirk Douglas) dans sa tentative de sauver trois de ses hommes condamnés à mort pour lâcheté par un tribunal martial suite à une offensive ratée. Les hauts gradés, qui ont planifié la mission-suicide, sont uniquement soucieux de leur prestige et ne se soucient pas du sort injuste des condamnés. Le film est un plaidoyer contre la guerre, les militaires de carrière et égratigne la religion, dans le style grinçant qu'affectionne Kubrick.

Monday, November 20, 2006

Le dicton d'un lundi pluvieux


Aujourd'hui j'ai envie de dire comme la magnifique Anna Karina dans Pierrot le fou : "qu'est ce que je peux faire, j' sais pas quoi faire, ...qu'est ce que je peux faire, j'sais pas quoi faire...."

Sunday, November 19, 2006

Babel

Selon la bible, Babel, fut une tour construite par une humanité unie pour atteindre le paradis. Cette entreprise provoqua la colère de Dieu, qui pour les séparer, fit parler à chacun d'entre eux une langue différente, mettant ainsi fin au projet car ils étaient incapables de communiquer.
Babel, le film, c'est une journée sur la terre au Maroc, Japon et au Mexique.
Au Maroc, un couple d'Américains en crise en voyage organisé est brutalement frappé par le destin quand un jeune berger marocain tire accidentellement sur la femme.
Les enfants du couple, restés aux US et gardés par leur nourrice mexicaine, sont embarqués par cette dernière au mariage de son fils de l'autre côté de la frontière.
Au Japon, une jeune fille sourde et muette essaye d'entrer en contact avec les hommes, sans succès.
Tous les personnages de Babel sont plongés dans un univers dont ils ne connaissent ni la langue ni les codes et sont confrontés aux lois et forces de l'ordre. Celles-ci sont aveugles et brutales à l'instar des policiers marocains qui tirent sans sommation. Seul le policier japonais montre un peu d'humanité. Car il s'agit bien ici de l'Humanité et du fait d'être l'Etranger. Même, la Japonaise est étrangère dans son propre pays, la barrière de la surdité semblant infranchissable. La souffrance de ces êtres en pleine tourmente s'exprime universalement, par leurs larmes. Elle reste muette en paroles, car injuste et indicible. Pourtant Babel n'est pas un film pessimiste, le couple se réconcilie, le père se rapproche de sa fille paumée, le dialogue se renoue...
Un film à voir en VO.